Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 06:21


Je reviens deux minutes sur Barbara Kingsolver, suite à mon post précédent...
On ne parle pas d'elle à la Grande Librairie, ni dans les blogs officiels de littérature. Pourtant, je la préfère largement à John-obsédé-Irving et autres Philip-obsessionnel-Roth. Plus vivante, plus drôle, plus tendre - avec des personnages comme je ne pensais plus qu'il en existait dans la littérature américaine depuis la Frankie Adams de Carson Mac Cullers... D'ailleurs, il n'y a quasiment que des femmes dans les deux romans que j'ai lus et qui se font suite, l'Arbre aux haricots et les Cochons au paradis...Des femmes, des indiens, des enfants, des animaux, le tout vivant pauvrement mais joyeusement - ici ça a l'air d'être possible - dans de petites villes américaines poussiéreuses où rien n'arrive, et difficiles à dénicher sur une carte.
A mon grand soulagement, je n'ai pas vu trace dans ces livres de son engagement écologique, il y a même à un moment dans l'Arbre aux haricots trois personnages"écolo-engagés"qu'elle ridiculise à plaisir...Sans compter qu'elle est capable de n'être pas trop tendre pour un certain militantisme indien intransigeant, malgré les circonstances atténuantes dont il peut bénéficier...
A lire, pour se faire du bien.

barbara-kingsolver 2
Note biographique

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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 06:32

 

Au moment où l'on reparle du génocide des Arméniens...:


La Piste des Larmes (en cherookee : Nunna daul Isunyi « La piste où ils ont pleuré », en anglais : Trail of Tears) est le déplacement de plusieurs peuples améridiens par les Etats Unis entre 1831 et 1838. Ces populations s'établissent à l'ouest du Mississippi et leurs anciennes terres sont remises à des colons blancs, en application de l’Indian Removal Act. Les Cherokees sont actuellement le plus important groupe indien du pays.


Chronologie 


Carte de la déportation des Indiens d'Amérique, 1830-1835. L'Oklahoma apparaît en vert jaunâtre clair.
  •   29 Décembre 1835 : au traité de New Echota : 300 à 500 des 17 000 Cherokees vivant à l'est du Mississipi (la « délégation Ridge », menée par les Cherokees John Ridge et Elias Boudinot) signent pour l'ensemble de la nation un traité qui cède aux États-Unis leurs terres pour cinq millions de dollars, en violation des lois Cherokees, et sans un seul élu parmi eux. Le Congrès ratifie ce traité l'année suivante d'une voix, malgré les protestations de John Ross. Les 465 Cherokees signataires partent pour l'ouest en 18377.
  • mars 1838 : le poète Ralph Waldo Emerson proteste par une lettre envoyée au président Martin Van Buren contre ce traité.
  • 18 mai 1838 : l'échéance du traité de New Echota étant arrivée, le général Winfried Scott commence à faire rassembler les Cherokees dans 31 forts, avec uniquement les vêtements qu'ils portaient.
  • fin juillet 1838: ils sont ensuite rassemblés dans onze camps prévus à cet effet (dix au Tennessee, un en Alabama).
  • Environ 3 000 Cherokees font route par voie fluviale à partir de juin, et arrivent jusqu'en septembre dans le Territoire indien.
  • 16 octobre 1838 : départ des Cherokees restant par les chemins. Ils parcourent 1 750 km, atteignent le Mississippi en novembre, mais les 5 000 derniers restent bloqués sur la rive Est tout l'hiver. Les premiers groupes arrivèrent en janvier à Fort Gibson.
  • mars 1839 : arrivée des derniers Cherokees. Environ 4 000 d'entre eux au moins, 8 000 au plus, sont morts en chemin, de froid, de faim ou d'épuisement, le long de la Piste des Larmes.
  • juin 1839 : John Ridge et Elias Boudinot sont assassinés.

Les quatre autres « Nations civilisées » (les Séminoles, les Creeks, les Choctaws et les Chickasaws) furent déportées de la même manière, et connurent aussi leur Piste des larmes. Quelques Cherokees réussirent à se cacher dans les montagnes, et des Séminoles dans les marais des Everglades.

Histoire 

L’État de Géorgie met en place des lois répressives et met en vente les terres indiennes en 1834. Les indigènes n'ont pas le droit de témoigner en justice : ils ne peuvent se défendre contre l'accaparement des terres par les colons géorgiens. Vers 1835 se forment deux groupes au sein des Cherokees. L'un est dirigé par John Ross, le chef de la Nation cherokee, qui refuse de quitter leur terre ancestrale, la plupart des Cherokees étant d'accord avec lui.

Quelques Indiens comme le Major Ridge, son fils John Ridge, et son neveu Elias Boudinot pensent eux que la résistance ne servirait à rien. Ces derniers sont donc d'accord pour déplacer les tribus vers le nouveau territoire indien. Ils signent ensuite le traité de New Echota avec le gouvernement américain, qui stipule que toutes les terres à l'Est du Mississippi appartiennent désormais aux Américains.

Bien qu'aucun élu officiel de la tribu n'ait signé le document, que la majorité de la tribu n'était pas d'accord, et malgré toutes les protestations, le gouvernement américain refusa d'annuler le traité. En 1838, l'armée a pour ordre de rassembler les tribus dans des camps en attendant qu'elles migrent vers l'Ouest. Plus de 1 500 Indiens moururent dans ces camps. En 1838-1839, les Cherokees sont déportés en Arkansas puis en Oklahoma : cet épisode est connu sous le nom de « Piste des larmes », car le traitement réservé aux Cherokees a soulevé une réelle indignation dans une partie de l’opinion américaine1. C'est le général Winfield Scott qui procède de force au grand « dérangement » des Cherokees : selon l’historien Grant Foreman, sur 18 000 Cherokees ayant pris le chemin de l’exil, 4 000 sont morts1.

En 1838 Ralph Waldo Emerson adressa une lettre au président Martin Van Buren pour exprimer son indignation.

Conséquences 


L'entrée du Cherokee Removal Memorial Park près de Blythe's Ferry, un des points de départ de la piste

Panneau indicateur du Trail of Tears National Historic Trail, Arkansas.

Il y a eu des exceptions à cette déportation. Environ 1 000 Cherokees se sont échappés des griffes des soldats US et ont vécu en Georgie et dans d'autres États sur des terres privées (et non des terres communautaires) sans être déportés. En Caroline du nord environ 400 Cherokees ont vécu dans les Great Smoky Mountains qui étaient possédés par un blanc William Holland Thomas (qui avait été adopté par les Cherokees dans son enfance) ; ils n'ont pas non plus été déportés. Ils sont devenus le « clan oriental de la nation Cherokee ».

La piste des larmes est généralement considérée comme un des plus regrettables épisodes de l'histoire des États-Unis. Pour commémorer l'évènement le Congrès U.S. a désigné en 1987 le Trail of Tears National Historic Trail2. L'itinéraire est long de 3 540 km et s'étend sur 6 États.

En 2004, Sam Brownback sénateur républicain du Kansas a présenté le joint resolution n°37 (un « joint resolution » est une mesure législative qui requiert l'approbation du Sénat et de la chambre des représentants et qui est présenté au président qui peut décider de l'approuver). Cette proposition a pour objet de « présenter des excuses à tous les peuples indigènes au nom des États-Unis pour les politiques passées mal conçues à l'encontre des tribus indiennes ».

 

Notes et références 

  1. a et b Angie Debo, Histoire des Indiens des États-Unis, p.151.
  2. (en) Trail of Tears National Historic Trail [archive] - Site du National Park Service

Bibliographie 

  • Angie Debo, Histoire des Indiens des Etats-Unis, Paris, Albin Michel, 1994  
  • Edith Lesprit, La Piste des Larmes, Éd. Signe de Piste, 1988  
  • Bernard Vincent, Le sentier des larmes. Le grand exil des Indiens Cherokees, Paris, Flammarion, 2002..



    Source (on s'en sera rendu compte!) : Wikipédia, mais aussi les deux romans pleins de vie et d'esprit de Barbara Kingsolver, L'arbre aux haricots et Les cochons au paradis, où est évoquée l'histoire tragique des indiens d'Amérique.
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 07:54

Cette année :


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Le Dragon (d'eau) !

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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 06:11

"Certains monstres portent cyniquement leur dessein en banderole. Ainsi de cette Agence de notation apte à "dégrader" un Etat, et qui ne veut voir qu'une tête : un individu mondialisé, standard et pauvre."

Sur le blog de Gérard Larnac,
Lundi 16 Janvier 2012
http://poetaille.over-blog.fr/

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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 06:34

Qui cherche la paix est dérangé par tout ce qui n’est pas la paix,
qui cherche la joie est dérangé par tout ce qui n’est pas la joie,
qui cherche l’éveil est dérangé par tout ce qui n’est pas l’éveil,
qui cherche le silence est dérangé par tout ce qui n’est pas le silence,
qui ne cherche rien de particulier n’est dérangé par rien de particulier.

Yvon Amar,
Les nourritures silencieuses


Y-a.jpg
Pour en savoir plus :
http://www.cles.com/dossiers-thematiques/cultures-du-monde/xxieme-siecle-les-visions-de-34/article/yvan-amar

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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 06:50

Petite Mort, 1991

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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 07:03

 

Je sais que les actions de tous les jours - la serveuse qui rince les verres, l'enfant qui si précautionneux porte les deux verres d'eau à sa mère -, je sais qu'elles sont saintes, et pourtant je peux en saisir si peu, de ces gestes là
                                                                             
Les enfants comme poètes : ils sont là, tendent la main sous la pluie, et c'est leur poème


"Je ne reverrai jamais cet inconnu". - Cela te préoccupe? - Non, cela m'étonne. Dans l'enfance déjà cela m'étonnait, qu'une personne qui était assise devant moi dans l'autocar descende et que je ne la revoie plus jamais

A l'aveugle dans la rue on dessina le chemin au creux de sa main


Pour se déprendre du souci, il faudrait une religion : la raison comme la critique ne peuvent rien pour lui

Il est impossible de devenir un "voyageur expérimenté"; méfie-toi de ceux qui le prétendent

"Un poète - c'est ainsi que je me le figure - incarne le merveilleux en l'homme. - Mais il n'y a plus de poètes. - Et pourquoi non? - Tout le monde le sait"

Où est-elle, aujourd'hui, dans la brûme, l'écriture des arbres? La voici, plus faible qu'à l'ordinaire, mais bien là, et, à mesure que je transporte, que je lève les yeux vers elle, bientôt aussi puissante qu'à l'ordinaire, délivrant à mon intériorité un "certificat de guérison"


Loué qui sait entendre une musique dans l'aboi des chiens


Je ne suis certes pas un chanteur, mais je me sens plus du côté des chanteurs que des poètes (Van Morrison, Neil Young, Bob Dylan, John Fogerty...)

"Le fruit de la marche, du silence et de la lenteur, voilà ce que devrait être un livre!" me suis-je dit à l'instant (...)

La culture ne t'a servi de rien tant qu'elle ne t'a pas mené à la patience et à l'indulgence

Flamenco, le chant du mouvement du monde (...)

L'une des apparitions les plus intenses qui soient est le passage, la dérive, le tournoiement des feuilles, brindilles, spores, plumes d'oiseau, pointes d'herbes dans les flaques des chemins de campagne, oblongues, souvent en forme de barque, - une circonscription du silence


Seuil dans l'année : première fois que je crache des noyaux de cerise (30 mai, Brazzano)


Comment fêter le silence? (Car il demande à être fêté)


Se séparer du vert d'un jardin : c'est bel et bien à chaque fois une séparation, et douloureuse


Ce que j'aurais tout de même réussi jusqu'à présent : pas la moindre trace d'une vision du monde


Le poétique est désormais indésirable pour les interessés, aussi, usant par force de "moyens déloyaux", on le rejette. Mais nous autres - oui, nous autres - nous n'en démordrons pas : ne démordrons pas du poétique, percée vers le divin



(Hier en chemin, Carnets, Novembre 1987 - juillet 1990 : la suite (réussie) du projet énoncé dans l'Histoire du crayon :
"Une épopée faite de haïkus, mais qu'on ne remarquerait nullement en tant qu'objets isolés, sans action, sans intrigue, sans drame, et qui pourtant raconterait : c'est ce que j'entrevois comme le but suprême"
...et toujours pas de point à la fin des phrases/poèmes/pensées/ (?)

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Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 06:45


DSC01687.JPG
...2012/2555 à tous!

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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 06:19

...est morte le 17 Décembre...

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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 07:02


Laissez-moi, pour Noël, vous offrir les-calissons-d'Aix-en-une-seule-phrase de Pascal Quignard:

"Les calissons d'Aix comptent parmi les bonbons que je préfère - parce qu'ils sont légers aux doigts, parce qu'ils sont tendres aux dents, parce qu'ils sont subtils au goût, parce qu'ils ont la forme de mandorles, parce qu'en eux la pomme tragique, la pomme féminine, la pomme édénique, peu à peu s'efface devant l'amande, parce qu'ils ont conservé une part de l'odeur des cyprés verts et la montagne Sainte Victoire, parce qu'ils sont d'une blancheur qui rappelle plus la couleur de la peau humaine que la couleur du lait, ou que la couleur de la canine, ou que la couleur de l'innocence, parce qu'ils sont des sortes d'hosties diaboliques ou du moins de minuscules pains bénits enveloppés - tel le visage du gangster du bas de soie d'une femme - du pain azyme de l'hostie."
(Le salon du Wurtenberg, - qui est lui-même un calisson géant)

Excellent Noël à tous!

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Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 07:06

 


Concerto pour piano n°2, 1er mouvement
Direction Andrè Prévin
1975

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Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 07:19

 

Il y a la mode et il y a le ciel, et, entre les deux, rien. Ce qui rend la lecture de la vie difficile, c'est qu'il y a des modes de tout, même du ciel.


                                                                              *****

Je demande à un livre qu'il me donne du courage et ne me trompe sur rien.


                                                                               *****

A quoi comparer l'éclat d'un poème sinon à l'aveuglante lumière du linge "mis à part" dans le tombeau vide au matin de Pâques? Quelqu'un ou quelque chose s'est séparé de sa propre mort. Le poème comme le linge, tous deux "mis à part", témoignent de cette résurrection.

                                                                                *****

Chacun au fond du puits de son  âme attend qu'un visage se penche à la margelle.

                                                                                 *****

La sainteté c'est juste de ne pas faire vivre le mal qu'on a en soi.

                                                                                 *****

Cette étrange gaieté sans laquelle rien de vrai ne peut se faire.

                                                                                 *****

La vérité est une ambiance : on ouvre un livre, on entre dans une pièce et on sait.

                                                                                 *****

Les petites lampes mauves des tréfles en fleur : béni soit celui qui les laisse allumées en plein jour. Il nous est si difficlile de voir.

                                                                                 *****

Quelle que soit la personne que tu regardes, sache qu'elle a déjà plusieurs fois traversé l'enfer.

                                                                                 *****

Parfois quelqu'un vous donne à manger en une seconde pour votre vie entière.

                                                                                  *****

On dirait que les riches sont à un centime près.
                                                                           
                                                                                  *****

Les livres sont les bougies allumées que nous rapprochons de notre visage. La cire brûlante des mots coulant sur l'âme la tire du mortifère sommeil du monde.


(Extrait de Les ruines du ciel)


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Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 07:11


"Finalement, cet euro n'est-il pas un leurre? Nous courons après dans un tourbillon, mais j'aimerais savoir qui manipule le leurre et l'argent du leurre.
(...) Leurro pour leurro, j'admire la parade qui consiste à nommer des techniciens de l'opacité financière au poste de commandement. L'Italie et l'Espagne viennent ainsi de retomber entre les mains des jésuites, Monti et Rajoy étant deux élèves surdoués de la Compagnie."
Philippe Sollers,
http://www.philippesollers.net/novembre2011.html

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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 06:40

photos-0440.JPG
                                                         Chiang Maï, Thaïlande, Novembre 2011

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Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 06:51


Ceux qui ne croient pas à la résurrection dans cette vie, il faut qu'ils lisent Siloé de Paul Gadenne ( Siloé, le nom de la piscine où le Christ rend la vue aux aveugles), qui est  l'histoire d'un homme qui découvre progressivement, avec une surprise et un émerveillement  grandissants, qu'on peut sortir de la gangue d'orgueil, de médiocrité, de faux désirs - d'anxiété aussi, voire de désespoir - dans laquelle on est enfoui apparemment définitivement, pour atteindre les plus hautes et les plus pures essences, celles que nous communiquent, si l'on sait attendre longuement solitaire et apprendre à voir en soi et autour de soi, la beauté et la puissance de la Nature - torrent, montagne, vent,  neige - et l'amour partagé avec un autre être, dont la rectitude et  l'intransigeance réconcilient et apaisent.
En ce sens, ce roman unique, initiatique, sans rien de" religieux", a ceci de magique qu'il va à l'encontre de la plupart des romans modernes qui, eux, ne s'attachent qu'à ressasser le côté noir du monde, et l'impossibilité de toute rédemption.

 "(...) Il était enfin entré dans cette vie qu'il avait tant cherchée et pour laquelle il fallait apprendre une autre langue. C'était cela, la vie : c'était ce qui commençait là où les mots finissent."
               Je vais ranger ce livre non loin de Sparkenbroke, de Charles Morgan.

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